Traumatisme sexuel et genre
D’après les estimations de Statistique Canada, plus de 25 % du personnel féminin et environ 4 % du personnel masculin des FAC ont été victimes d’agression sexuelle au cours de leur carrière.
Il n’existe pas de statistiques fiables, car des sentiments de culpabilité et de honte incitent bien des victimes à garder le silence. Certaines « règles » tacites incitent le personnel des FAC et de la GRC à étouffer ses émotions. Dans ce contexte, on tend à valoriser le stoïcisme, tandis que l’expression des émotions risque d’être perçue comme un signe de « faiblesse ».
On s’entend généralement sur le fait que les femmes sont plus exposées au risque de harcèlement et d’agression sexuelle que leurs homologues masculins. Il y a aussi des hommes qui subissent des traumatismes sexuels en service. Ces traumatismes peuvent être éprouvants pour les hommes, compte tenu de l’accent mis sur la masculinité, la puissance et la force dans ces milieux. Les hommes sont moins susceptibles que les femmes de signaler une agression sexuelle et de demander de l’aide.
Les traumatismes sexuels mènent souvent à des BSO telles qu’un TSPT, une BSPT ou un TSPT-C. Que vous soyez un homme ou une femme, la réticence à vous faire traiter peut causer une détresse prolongée et des souffrances pour vous et vos proches.
Mon aînée veut servir dans l’armée. Elle me dit : « Maman, je pleure de joie quand je te vois en uniforme. Je suis tellement fière de toi! » C’est merveilleux, mais je pense qu’il faudra que certaines choses s’améliorent avant que maman soit à l’aise de voir sa petite se joindre à une organisation comme celle-là. Je veux qu’elle ressente la même fierté que j’éprouve toujours. Mais je ne voudrais JAMAIS qu’elle vive ce que j’ai vécu. - Un·e vétéran·e des forces armées